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Détails de conférence

XIème Colloque international - Les droits de l'enfant à l’ère digitale: Faut-il protéger les enfants des écrans?

Droit pénal des mineurs, Droit de la famille

Du 23 avril 2020 - 8h30
au 24 avril 2020 - 17h30

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HES-SO VALAIS

ROUTE DE LA PLAINE 2
3960 Sierre

Présentation

AVEC TRADUCTION SIMULTANÉE FRANÇAIS – ALLEMAND- ANGLAIS


ARGUMENTS
Les écrans ou plus scientifiquement les technologies numériques (TV, Internet, smartphone, jeux vidéo, réseaux sociaux, etc.) font aujourd’hui partie du quotidien de toutes les générations. Particulièrement chez les jeunes enfants, leur utilisation généralisée induit une manière différente d’aborder la vie, la relation aux autres, l’apprentissage, la communication. C’est entre temps une génération entière qui évolue, dès la tendre enfance, avec des moyens et des outils nouveaux – les technologies numériques – dont les premiers utilisateurs étaient et restent les adultes. Cette nouvelle «identité» ne se construit pas «contre» celle de la génération précédente, elle pointe plutôt un changement de paradigme ou de culture profond, qui nous dépasse et que nous cherchons à comprendre, dans une perspective de protection de la jeunesse.


Depuis une vingtaine d’années, les recherches des actrices et acteurs d’horizons divers font état, de manière parfois contradictoire, des avantages et des risques liés aux nouvelles technologies et à leur usage chez les enfants et les adolescent.e.s. Dans ce cadre, les professionnel.le.s de l’enfance et surtout les parents peinent à y voir clair… un constat qui est l’une des principales motivations à l’organisation de ce Colloque international.


Quels sont les impacts des écrans (télévision, ordinateur, tablette, smartphone) sur le développement des enfants et des jeunes ? D’un côté, la diabolisation des écrans domine le discours public. Leur utilisation excessive, en fonction de l’âge et du niveau de développement de l’enfant, qui réduit le temps consacré à d’autres stimulations dont le jeu et la socialisation réelle. Des recherches indiquent qu’une exposition immodérée aux écrans a des incidences négatives sur le développement, affectant entre autres le langage, l’attention, le sommeil, l’humeur, ou encore la réussite scolaire. L’Académie américaine de pédiatrie a d’ailleurs formulé des recommandations concernant le « bon usage » des écrans chez les enfants et les adolescent.e.s, dont la mise en place, en concertation avec les enfants/adolescent.e.s, de moments et de lieux sans médias. Celles-ci paraissent nécessaires au vu d’études helvétiques qui montrent que les 16-25 ans sont en ligne quatre heures par jour en moyenne durant leur temps libre et se sentent mis.es sous pression par les applications qui récompensent une utilisation régulière; un.e sur quatre indique devenir nerveuse ou nerveux sans connexion à Internet pendant un certain temps. Relevons finalement que le développement des médias numériques est accompagné d’une recrudescence des mésusages, tels que sexting, cyberharcèlement, ou encore de défis improbables et souvent dangereux présentant des risques indéniables pour les jeunes.


D’un autre côté, les outils numériques présentent nombre d’apports bénéfiques. En atteste l’appel commun récent de l'Académie française des sciences, de l'Académie française de médecine et de l'Académie française des technologies à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques, indiquant notamment que les risques inhérents aux instruments numériques «ne doivent pas occulter le fait que, bien utilisés, les écrans, et l’information dont ils permettent l’échange, constituent des outils de connaissance et d’ouverture sur le monde dont l’intérêt est incontestable». Ces propos coïncident avec les études de la CFEJ2, à savoir que les jeunes (16-25 ans) apprécient le fait d’être en contact avec d’autres personnes, de pouvoir rechercher des informations rapidement et de se divertir grâce aux médias numériques.


Si les jeunes vivent de manière positive leur évolution au sein de la sphère numérique, il est indispensable de rappeler que «le rôle des parents, aussi bien en tant que modèle d’imitation que comme autorité éducatrice, reste absolument capital pour le bon usage des écrans et la construction de l’enfant. Vis-à-vis des adolescent.e.s, il faut également rappeler le rôle des enseignant.e.s pour un bon usage et pour l’éducation au discernement sur l’information reçue»1. Ces propos soulignent un élément essentiel: afin que les utilisatrices et utilisateurs -parents comme enfants- puissent avoir une expérience positive et «protégée» des technologies de l’information et de la communication, ils et elles doivent bénéficier d’informations suffisantes concernant les avantages mais également les risques liés aux médias numériques, telles que fonctionnement des réseaux sociaux, règles de bonne conduite sur la toile, mésusages voire dérapages possibles, etc.


Sur le plan global, la tenue de ce Colloque international s’inscrit au cœur de l’actualité des droits de l’enfant dont le thème touche à des droits particulièrement importants (inter alia, opinion de l’enfant, liberté d’expression, droit à la vie privée, accès à une information appropriée, responsabilité parentale). En effet, le Comité des droits de l’enfant à l’ONU est engagé dans un processus d’élaboration d’un Commentaire général sur les Droits de l’enfant et l’environnement digital et le groupe de travail associé à sa rédaction sera présent à Sierre pour rendre compte des avancées. Au niveau helvétique, les lois cantonales en faveur de la jeunesse soulignent toutes que la responsabilité de pourvoir aux soins, à l'entretien et à l'éducation de l'enfant incombe en premier lieu à ses parents, tout en indiquant que l’État se doit d’encourager les mesures propres à réduire les facteurs de mise en danger des enfants et des jeunes dans leur développement physique ou psychique et les mesures et programmes de sensibilisation et/ou de formation à l'intention des personnes s'occupant d'enfants ou de jeunes.


OBJECTIFS
Cette manifestation a pour objectifs de mieux comprendre l’impact des écrans sur les enfants et adolescent.e.s, en tenant compte de différentes variables; de sensibiliser les professionnel.le.s au fait que dans ce domaine également l’enfant est titulaire de droits et non uniquement une victime potentielle; de développer les réflexions quant aux moyens de soutenir les parents dans leur rôle d’accompagnant.e dans cet univers numérique; de mettre en avant les bonnes pratiques en s’appuyant sur les connaissances issues du monde académique et des expériences menées dans d’autres pays; d’identifier des stratégies pour adapter la pratique des politiques en fonction des connaissances acquises.


PUBLIC CIBLE
Ce colloque est destiné aux décideuses et décideurs politiques et aux professionnel.le.s travaillant avec et pour les enfants et les jeunes (enseignant.e.s, travailleuses et travailleurs sociaux, psychologues, médecins, pédagogues, médiatrices et médiateurs, tout autre professionnel.le touché.e par les questions d’enfance, d’éducation ou de technologies numériques), de même qu’aux représentant.e.s du milieu universitaire et scientifique.





Intervenants

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Organisé par

Centre interfacultaire en droits de l'enfant (CIDE), Université de Genève (Site Valais) Sion Haute école pédagogique Valais (HEP - VS), St-Maurice & Brigue Haute École de Travail Social, HES-SO Valais//Wallis Institut international des Droits de l’enfant (IDE), Sion Service cantonal de la jeunesse, Valais